Chaque nuit, l’héritier du royaume s’échappe discrètement du palais pour vagabonder dans la citadelle. À quinze ans, Angelo utilise son imagination pour invoquer la magie et partir à l’aventure.

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Situé à la frontière franco-allemande (côté allemand), sur une hauteur culminant à 572 mètres d'altitude, le Welgelnburg est le château le plus élevé du Palatinat. Selon les hypothèses des spécialistes, il aurait été édifié sous le règne de Frédéric Ier Berberousse (1152-1190), ce que confirment certains éléments architecturaux.

La destruction d'un repère de brigand

Le château est mentionné pour la première fois dans un document de 1247, par lequel le roi Conrad IV de Hohenstaufen inféode au comte Frédéric de Linange les fiefs d'un ministériel défunt appelé de Wœglenburc.

En 1272, la place était passée aux mains du Burgvogt Albert de Geroldseck qui, profitant du Grand Interrègne (1250-1273), était devenu un chevalier-brigand. La ville de Strasbourg fit le siège du château, le prit, et le détruisit. Selon la tradition, pour faire capituler les défenseurs du château, l'armée strasbourgeoise aurait catapulté à l'intérieur plusieurs tonneaux de purin, dont le contenu, en ruisselant dans les citernes, aurait rendu l'eau non potable.

Plus tard, les Fleckenstein se rendirent maîtres du château. Mais en 1282, le Grand Bailli Otton III d'Ochsenstein exigea au nom de l'empereur la restitution de la place, qui redevenait ainsi place forte impériale. En 1304, une charte de l'abbaye de Wissembourg confirme à Siegfried de Wegelnburg les fiefs qu'il tenait d'elle et nous apprend que le château est à présent occupé par la famille de Dahn.

Entre les mains des comtes palatins

Après 1330, l'empereur Louis IV de Bavière confie plusieurs domaines impériaux, dont le Wegelnburg, à ses neveux, les comtes palatins Rodolphe II et Robert Ier. Ceux-ci y nomment des baillis, chargés en particulier d'en administrer les terres. Entre 1401 et 1407, le château sera confié à Gérard Cropsburg, puis successivement engagé au comte Frédéric de Deux-Ponts-Bitche et à Reinhard de Sickingen. L'acte de nomination de Gérard de Cropsburg précise que la garnison se composait à l'époque d'un portier, d'un gardien, d'un veilleur de la tour, et de quelques paysans effectuant la surveillance et l'entretien à titre de corvées.

A la mort de Robert en 1410, ses fils se disputent l'héritage. Ce sera finalement le comte palatin Etienne de Simmern-Deux-Ponts qui recevra le Wegelnburg et toutes ses dépendances, auxquelles il ajoutera par achat les terres de Schœnau et l'écart du Hirschthal. En 1444, le château passe à Louis le Palatin, fondateur de la lignée des ducs de Deux-Ponts (Zweibrücken) qui conserveront le château jusqu'en 1793. Le Wegelnburg perd alors son rôle de place militaire pour devenir la résidence et le centre administratif des baillis, chargés de surveiller l'exploitation forestière et minière ainsi que la pêche sur les terres dépendant du château. Deux moulins et une forge étaient par ailleurs en service au château.

L'arrivée de la Réforme

Vers 1530, les ducs de Deux-Ponts passèrent à la Réforme. Pour voler au secours des huguenots français, le duc Wolfgang leva en 1569 une armée de 17 000 hommes. Wolfgang ayant quitté ce monde prématurément, cette armée ne fut jamais engagée au combat et laissa la famille criblée de dettes.

Pour couvrir une partie des créances, le bailliage du Wegelnburg fut donné en gage au chevalier Jean de Ders. Ce dernier avait pour unique but de rentabiliser le bailliage ; il y multiplia les corvées et les prélèvements de toutes sortes. Négligeant l'entretien du château, il finit même par vendre une partie des murs comme matériau, ce qui poussa le duc Jean Ier, après plusieurs sommations, à prendre les armes contre le chevalier. Avec une petite armée et quelques canons, il encercla le château à l'automne 1578 et en chassa la garnison. Le chevalier de Ders intenta un procès contre le duc, mais le tribunal rejeta sa plainte.

Au cours de la guerre de Trente Ans, le duc plaça au château une petite garnison (2 officiers et 22 hommes), renforcée par des paysans. En 1635, l'armée impériale, sous le commandement du général Gallas, ravagea le Palatinat. Le burg fut pris et pillé par des soldats croates. D'après la légende, la garnison et les paysans qui avaient cherché refuge au château auraient réussi à s'échapper par un souterrain. Un rapport de 1644 signale que le château fut en partie détruit par incendie, sans en préciser la cause (guerre ou accident).

Quoique fort délabré, le château servait encore de refuge à quelques habitants du secteur en 1679. En 1680, Louis XIV décida d'annexer les possessions du duché de Deux-Ponts. C'est ainsi que le Wegelnburg fut définitivement ruiné à coups d'explosifs par les troupes du baron de Montclar. Après 1793, le château devint propriété de l'administration des Eaux et Forêts. Avec le concours du Land et de quelques collectivités, d'importants travaux de restauration furent menés en 1982.

Visite du château

Bibliographie :
G. Trendel et Ch. Carmona, Les châteaux des Vosges, Tome I

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